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Les barbus qui agressent et massacrent le peuple syrien ont malheureusement les faveurs de nos politiciens et de nos médias traditionnels. Ces derniers relayent, depuis dix-sept mois, une information totalement déséquilibrée, fondée principalement sur les dépêches partiales de l’AFP, les vidéos fabriquées par les « activistes » au service de cette opposition armée anti-démocratique, et les chiffres fantaisistes de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) ; une officine partisane, financée par les mêmes forces extérieures qui arment les « révolutionnaires » de la prétendue « Armée syrienne libre » (ASL) et autres unités islamistes violentes [1].
Le point de vue des Syriens qui en leur majorité, semble-t-il, soutiennent le gouvernement Bachar el-Assad et l’armée régulière, et qui fuient les combattants de l’ASL quand ils arrivent dans leurs quartiers, est totalement ignoré.
De l’Afghanistan, à l’Irak, à la Libye, maintenant la Syrie...
Les commentaires des journalistes titularisés, tel Omar Ouaman, Valérie Crova, Martine Laroche-Joubert, Claude Guibal, etc, (la liste est longue), font montre d’une inhumanité barbare. Raison pour laquelle la direction de France télévisions et de Radio France les a choisis. Ce sont des journalistes formatés qui ne s’écarteront jamais de la ligne éditoriale dictée par leurs supérieurs ; une ligne qui doit coller aux options politiques de l’Elysée et du Quai d’Orsay mais qui n’a absolument rien à voir avec le devoir d’informer correctement le public.
Silvia Cattori
[1] Le photographe britannique John Cantlie et le photographe néerlandais Jeroen Oerlemans - enlevés et blessées dans le nord de la Syrie par les hommes de l’Armée syrienne libre (ASL) le 19 juillet et libérés le 26 juillet - ont révélé qu’une partie de leurs ravisseurs, au nombre de 30 environs, « venaient du Royaume-Uni » ; qu’une « douzaine parlaient anglais et neuf avaient l’accent londonien », qu’il « n’y avait aucun Syrien présent » dans le camp. Que leurs ravisseurs « venaient du Pakistan, du Bangladesh, du Royaume-Uni, de Tchétchénie ». Cette information qui prouve que de nombreux mercenaires islamistes - entrés via l’Irak, le Liban, la Turquie et la Jordanie - se battent en Syrie, n’a pas été beaucoup relayée par les médias traditionnels.