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Des combattants affiliés au Hamas parmi les insurgés en Syrie

Parmi les combattants arabes étrangers à la Syrie, engagés à renverser les forces du gouvernement légal syrien, il y a des Palestiniens affiliés au Hamas !

1er janvier 2013 | - : Moyen Orient Syrie Ingérence

Mohammed Qunneita, natif de Gaza, âgé de 31 ans, a été mortellement touché, jeudi 26 décembre 2012, près d’Alep, lors de l’attaque contre l’aéroport d’Idlib repoussée par l’armée gouvernementale. Il est apparu que Qunneita était un haut responsable des Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, et qu’il se trouvait en Syrie depuis quatre mois pour former les milices « djihadistes » du front Al-Nosra et de l’ « Armée syrienne libre » (ASL).

Ce sont ces brigants-là qui décapitent et égorgent aux cris d’« Allah Akbar » les patriotes syriens qui refusent tout changement par la violence et toute ingérence extérieure, sur lesquels M. Laurent Fabius et M. François Hollande s’appuyent pour instaurer la « démocratie » et la « liberté » en Syrie !?

Selon le juriste Curtis Doebbler soutenir des combattants qui ne sont pas reconnus comme mouvement de libération nationale est contraire au droit international : « Non seulement les rebelles soutenus par l’étranger ne représentent ni un groupe clairement défini de la population syrienne, ni une majorité. Ils ne peuvent être définis que comme étant, au mieux, des acteurs au service des puissances étrangères qui veulent intervenir en Syrie pour changer le régime. Ceci viole plusieurs obligations : la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres Etats sur la base de l’art. 2, al. 7 de la Charte de l’ONU et l’abstention de l’emploi de la force de l’art. 2 al. 41, l’un des principes les plus importants du droit international » selon le juriste Curtis Doebbler. Et de rappeler qu’un « État qui soutient l’usage de la violence contre un autre État est responsable en droit international des dommages causés (...) Le soutien apporté aux groupes armés en Syrie est illégal parce que ceux-ci utilisent la force contre un gouvernement légitime ».

Ce sont également ces brigants-là, armés et financés par l’Emir du Qatar, que les journalistes « mainstream » qualifient sans vergogne « opposants, »« résistants », « révolutionnaires » ; peu leur importe le point de vue du peuple syrien qui en sa majorité les désigne pour ce qu’ils sont : des « gangs », « des terroristes ».

Silvia Cattori