26 février 2012 | Après avoir fait mousser la propagande de guerre contre la Libye de Mouammar Kadhafi, les médias dominants occidentaux feignent désormais la neutralité en « révélant » des faits ayant déjà été l’objet de nombreux reportages dans la presse alternative dès le début des combats l’an dernier : les pays de l’OTAN ont armé l’insurrection en Libye, assurant ainsi leur victoire, et les bombardements de l’Alliance ont tué des civils.
4 janvier 2012 | La chaîne d’information continue – et continuellement partiale et mensongère quant à l’actualité syrienne – al-Jazeera vient de perdre un nouveau collaborateur, et non des moindres : depuis 1998 Eman Ayad était devenue une référence de la chaîne qatarie, s’étant notamment vue décerner le titre de « meilleure journaliste-présentatrice arabe » lors du Festival des médias arabes.
14 décembre 2011 | Jihad Makdessi, porte parole du ministère des Affaires Étrangères syrien, remet dans son contexte l’entretien accordé par le Président Bachar el-Assad à ABC News.
20 novembre 2011 | Les médias français ont négligé de traiter un incident récent où des roquettes israéliennes ont explosé près de la maison d’un diplomate français à Gaza, entraînant des blessures et la mort d’un bébé à naître.
6 octobre 2011 | Editeur et présentateur de l’émission d’investigations Questions à la Une (RTBF), Bruno Clément apparaît dans le film d’Olivier Taymans. Enregistré à son insu. Excédé, il remballe vertement le réalisateur comme ses interrogations. Pour quelles raisons ? Entretien.
4 octobre 2011 | Après la démesure médiatique consacrée aux commémorations du 11 septembre, un documentaire inattendu et courageux s’adresse à nos neurones avant nos tripes. Son titre ? « Épouvantails, autruches et perroquets - Dix ans de journalisme sur le 11 septembre ». Ou la remise en questions du traitement médiatique de l’évènement terroriste ayant façonné notre entrée dans le 21ème siècle. Percutant et didactique, le film d’Olivier Taymans est un ovni journalistique made in Belgium. Sans autre diffusion que celle du net. Percutera-t-il les dirigeants d’une profession en crise, répugnant à l’introspection critique ?
8 septembre 2011 | Malgré l’émotion que provoque un attentat, on aime à trouver des responsables. Pour le 11-Septembre, les circonstances demeurent obscures. Mais impossible d’en débattre : les rares personnes qui ont contesté la version officielle ont été fustigées, jusqu’à être traitées de complotistes, d’anti-israéliens, voire de nazis.
28 août 2011 | Georges Malbrunot, le journaliste du Figaro qui participait au voyage de presse organisé le 22 août par des milieux proches du régime, a rendu un premier article à ses employeurs. Intitulé « Les opposants syriens saluent la chute de Kadhafi », et publié sur le site du quotidien atlanto-sarkozyste, il reflète à merveille le profil intellectuel de son auteur, tout de bien-pensance sournoise et falsificatrice, qu’avait d’ailleurs pu apprécier sur place la délégation restreinte d’Infosyrie.
1er mai 2011 | On m’a demandé mon avis sur ce qui se passe chez nous. Vous le savez je travaille en Syrie à la réhabilitation d’un monastère du VIème siècle tombé en ruine. Notre communauté monastique est dévouée au témoignage et à l’unité de l’Eglise d’Antioche et chargée de servir les pèlerins et les personnes en recherche spirituelle. Nous recevons près de 20000 visiteurs par an. Cette affluence, avec le réseau local et régional d’amitiés de la communauté, nous permet d’avoir une idée assez objective de la situation qui nous préoccupe.
26 avril 2011 | L’été dernier, Al-Jazeera avait connu quelques soucis avec la démission très commentée de plusieurs présentatrices. On avait tenté d’expliquer, dans ce billet, que la chaîne qatarie, qu’on accusait alors d’être outrageusement conservatrice, et même vendue aux extrémistes musulmans, traversait à l’évidence une crise. Et celle-ci n’avait pas grand-chose à voir avec la manière dont ses speakrines pouvaient apparaître à l’écran, mais bien davantage avec la façon dont la première chaîne d’information arabe devait gérer son succès pour se maintenir largement au-dessus de ses rivales.
3 septembre 2010 | La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie. Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.